Un front non stabilisé à Marchiennes   Ligne de front: Espace de contact entre deux armées. M.Debachy, habitant de Marchiennes en 1914 témoigne   24 août 1914: J’entends un bruit de canon provenant de la Belgique.« Je décide alors de prendre mon vélo et d’aller voir se qu’il se passe. En route, je rencontre des soldats français … Lire la suite »

Un front non stabilisé à Marchiennes

 

Ligne de front: Espace de contact entre deux armées.

M.Debachy, habitant de Marchiennes en 1914 témoigne

 

24 août 1914: J’entends un bruit de canon provenant de la Belgique.« Je décide alors de prendre mon vélo et d’aller voir se qu’il se passe. En route, je rencontre des soldats français  qui se replient. Je les guide à travers  la forêt de Marchiennes afin d’échapper aux allemands. Je me hâte de prévenir les autorités que la Belgique est envahie et que les troupes allemandes sont aux portes de la ville ! On menace  de m’arrêter pour propagation d’informations alarmantes!»

 

Les habitants sont incrédules face à l’invasion allemande: La guerre se déroule à l’Est de la France…le front est loin!

Pourtant, les quelques soldats français blessés et soignés en cachette par les habitants témoignent de la triste réalité : la bataille des Frontières est perdue et les armées françaises et anglaises battent en retraite.

Durant tout le mois d’août, des régiments allemands vont et  viennent à Marchiennes : le front n’est toujours pas stabilisé.

   Pendant les 58 mois,  le bruit des bottes allemandes va retentir dans les rues.