Le 6 Mai 2014, notre classe s’est rendue aux carrières de Wellington à Arras. Cette ville située non loin du front est devenue aujourd’hui un lieu de mémoire. En compagnie de notre guide M. Loosfelt Pascal, nous sommes descendus 20 mètres sous terre au cœur d’Arras, et nous avons remonté le temps. Première étape, le… Lire la suite »

Le 6 Mai 2014, notre classe s’est rendue aux carrières de Wellington à Arras. Cette ville située non loin du front est devenue aujourd’hui un lieu de mémoire.

En compagnie de notre guide M. Loosfelt Pascal, nous sommes descendus 20 mètres sous terre au cœur d’Arras, et nous avons remonté le temps. Première étape, le Moyen Age: on y extrait du sous-sol la craie nécessaire à la construction des bâtiments appelés  » les boves » . Deuxième étape: le XIXème siècle, abandon de ces carrières. Troisième étape: la Grande Guerre. Ces carrières,  constituées de deux artères principales mesurant plus de 19 km de galeries, deviennent alors un atout pour les britanniques présents dans la ville. Ils vont s’y cacher pendant de longs mois au nez et à la barbe des allemands pour préparer la fameuse bataille d’Arras du 9 Avril 1917. Nous avons d’abord suivis les tunneliers Néo-zélandais chargés de relier les carrières et d’aménager (électrifier) les tunnels, d’installer dans ces endroits inhospitaliers de véritables lieux de vie: toilettes, chambrées, salle de transmission, quartier des officiers et même un autel où à la veille de la bataille fut célébrée une dernière messe. Nous avons accompagné les soldats pendant les quelques jours d’attente qui ont précédé l’assaut,nous les avons entendus « râler » contre l’humidité, écrire à leur famille. Nous les avons vus dessiner sur les parois les visages des êtres chers, ou plus farfelus des animaux, manger leurs conserves, se réchauffer autour des braseros interdits par les officiers mais avec quelques alcools autorisés. Pour finir, nous assistons à leur départ, abandonnant manteaux, espoir pour se lancer à l’assaut des tranchées ennemies dans le froid glacial.

Un seul un homme sur dix reviendra vivant de cette terrifiante bataille.

Le 8 Avril 2007, un mémorial est construit en la mémoire de ces tunneliers néo-zélandais et le 15 Février 2008, une partie des galeries est ouvertes au grand public.

Les combats qui ont fait rage dans la région expliquent la présence de nombreux  cimetières militaires et de lieux de mémoire où reposent des soldats de différentes nationalités. Notre après-midi fut donc consacré à la visite des cimetières militaires: cimetière allemand,  Notre Dame de Lorette et  mémorial canadien de Vimy.
A Neuvuille Saint vaast, le long d’une route nationale, dans un lieu paisible, isolé des regards par des talus et planté d’un grand nombre d’arbres, M. Loosfelt nous fait pénétrer dans le cimetière militaire allemand. Ce qui frappe au premier regard, ce sont les rangées de croix sombres, mais cette couleur ne véhicule pas un sentiment de tristesse.  Cette couleur est choisie pour les différencier des tombes blanches françaises.
Au milieu des croix, nous pouvons distinguer des tombes juives, arrondies sur le haut, au dessus desquelles les passants posent des petites pierres symbolisant le deuil. Pour les soldats inconnus, un ossuaire a été mis en place.
A l’entrée du cimetière , des registres montrent que les visiteurs sont nombreux et de toutes les nationalités.
A quelques kilomètres, Notre Dame de lorette accueille 45 000 soldats français et 22 000 soldats inconnus dans  8 ossuaires. Comme dans le cimetière allemand , les tombes ne sont pas uniquement représentées par des croix , en effet on constate la présence de sépultures  juives, musulmanes, libre penseurs. Ce site est considéré comme la plus grande nécropole française , elle comporte également une tour lanterne dans laquelle se trouve un musée, ainsi qu’une basilique.
Les gardes d’honneur qui font parti d’une association, représentent les familles des victimes et consacrent un jour par an à Notre Dame de Lorette dans le but de ranimer le souvenir des anciens combattants.
Notre chemin de mémoire s’est achevé par la visite du centre d’interprétation canadien où  des tranchées sont préservées  par le mémorial de Vimy.
Le mémorial canadien, est le plus prestigieux des monuments canadiens d’Europe, érigé à la mémoire des 66000 jeunes qui ont perdu la vie durant cette bataille, il commémore la bataille du 9 avril 1917. Il se dresse sur cette fameuse crête de Vimy qui surplombe le bassin minier et qui permet même d’apercevoir Lille.  Les noms des victimes sont gravés sur ce mémorial. Seymour Allward l’architecte canadien, chargé de construire ce monument, mit onze années pour le faire. Il est inauguré en 1936. Cette figure, très chère aux canadiens, est présente sur les billets de 20 dollars canadiens.

 

 

Pour finir, nous remercions l’Office de Tourisme d’Arras pour nous avoir permis de découvrir ces sites. Nous vous invitons à consulter leur site web :    http://www.arras.fr/tourisme/office-de-tourisme.html