– Louise Marie Henriette Jeanne de Bettignies  est née le 15 juillet 1880                                                                 à Saint-Amand-Les-Eaux . Louise de Bettignies, contrairement à la… Lire la suite »

       – Louise Marie Henriette Jeanne de Bettignies  est née le 15 juillet 1880                                                                 à Saint-Amand-Les-Eaux . Louise de Bettignies, contrairement à la                                 bettignies
majorité des jeunes filles de l’époque, a reçu une éducation précieuse, sportive,et une instruction soignée. Elle parle couramment l’anglais, l’allemand et l’italien, elle a étudié à Valenciennes et est diplômée  d’ Oxford,  qualités qui sont des atouts indéniables dans sa vie d’espionne.  Elle séjourne   aussi en Italie, en Pologne et en Bohême et refuse de devenir la gouvernante des enfants de François-Ferdinand d’Habsbourg, dont l’assassinat fut le prétexte de la Grande Guerre
. Louis  est un agent secret français qui espionne, sous le pseudonyme d’Alice Dubois,                                                           pour le compte dans l’armée Britannique  durant la Première Guerre Mondiale.

Son entrée dans l’espionnage :

En 1914, la guerre éclate. Louise de Bettignies se trouve à Lille . Durant les premiers mois de la guerre,après l’arrivée des Allemands, elle se réfugie à Saint-Omer, et vient en aide aux soldats français. Elle leur  amène de l’eau et de la nourriture, malgré le danger.Son courage est vite remarqué par les services de renseignements des alliés. Elle est abordée par un agent des renseignements et accepte  de travailler pour l’Angleterre.  Il est très rare qu’une femme participe ainsi à la guerre. Le rôle d’espion est habituellement réservé aux hommes. Elle  suit une formation approfondie , au cours de laquelle on lui apprend l’emploi des codes, la manière de dresser des plans, les méthodes pour collecter et transmettre les informations.

Sa mission:

Louise de Bettignies est chargée de donner des informations sur les positions de l’armée allemande, d’identifier les mouvements de troupes dans la région lilloise, plaque tournante principale de l’armée allemande dans cette partie du front ouest. C’est ainsi  qu’elle devient espionne. Elle entre dans la clandestinité et change de nom : Elle prend dès lors le pseudonyme d’Alice Dubois. À l’époque,sa première mission est de former un réseau de renseignements.

En 1915, Le réseau Alice compte bientôt 80 personnes dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, le plus souvent des personnes habituées au secret professionnel ou confessionnel, comme des médecins, des prêtres, des employés des chemins de fer, des postes,ou des voituriers.C’est la naissance du réseau « Alice « à Lille dont Louise de Bettignies alias Alice Dubois est la chef.Très vite, le réseau devient très efficace. À tel point qu’elle est redoutée par ses adversaires et admirée par la France et l’Angleterre.

Mais le métier d’espionne est très dangereux. Louise Bettignies est arrêtée en 1915 et enfermée en Allemagne: sa peine de mort est transformée en peine de prison à vie.  Elle mène une rébellion et refuse de fabriquer des munitions. Elle reçoit alors de mauvais traitements. Les conditions d’emprisonnement nuisent à sa santé.  Louise meurt d’une pleurésie, le 27 septembre 1918 à cologne.

Après son arrestation, le réseau d’espionnage continue de fonctionner jusqu’à la fin de la guerre

 Plusieurs monuments évoquent, à Lille, la mémoire des « Résistants » de la Grande Guerre :

  -La statue de Louise de Bettignies, Boulevard Carnot,
image lbLouise de Bettignies, « The queen of spies », la reine des             espions.

 Inscription sur le monument:  » A Louise de Bettignies, et aux femmes héroïques des pays envahis « 

 Description du monument : « Louise debout contre une stèle, son fin visage levé vers le ciel des Flandres ; elle tend les mains au soldat français qui les baise, exprimant ainsi sa reconnaissance à celle qui, au milieu de ses ennemis, le protége de loin dans sa guerre tragique ».

Ce monument en l’honneur de Louise de Bettignies est l’œuvre de Maxime Réal Del Sarte,inaugurée le 13 novembre 1927.Sa statue veille toujours aux portes de Lille. A l’entrée du boulevard Carnot qui mène à Roubaix et Tourcoing, un soldat français baise la main de Louise de Bettignies, marquant ainsi sa reconnaissance à cette femme, qui animait l’un des plus vastes réseaux de renseignement durant la Grande Guerre : » le Réseau Alice. »