Les mutineries d’Étaples   Nous avons été surprises, lors de nos recherches d’apprendre qu’une série de mutineries a eu lieu à Étaples lors de la Première Guerre mondiale! Une mutinerie est une rébellion de soldats contre leurs officiers: c’est un fait très grave. Qu’est ce qui a pu justifier qu’en 1917 des soldats de l’empire… Lire la suite »

Les mutineries d’Étaples

 

Nous avons été surprises, lors de nos recherches d’apprendre qu’une série de mutineries a eu lieu à Étaples lors de la Première Guerre mondiale!

Une mutinerie est une rébellion de soldats contre leurs officiers: c’est un fait très grave. Qu’est ce qui a pu justifier qu’en 1917 des soldats de l’empire Britannique si disciplinés jusqu’à présent en arrivent à cette extrémité?

Tout commence à Étaples dans le camp britannique qu’on surnommait le « Bull Ring ». C’est un camp d’entrainement, passage obligé pour tous ceux qui débarquent à Boulogne sur Mer et qui doivent être formés avant de partir pour le front, un camp à la discipline de fer, un véritable enfer d’après les témoins!

Le 5 septembre 1917, les travailleurs chinois du 74ème Chinese Labour Corp dénonçant leurs conditions de vie se mettent en grève. Le général britannique Douglas Haig, commandant en chef des troupes de 1915 à 1918, que l’on surnomme le « boucher de la Somme » ordonne une terrible répression.

Les soldats britanniques tirent à vue dans les rues de Boulogne sur des Chinois non armés (27 sont abattus, 39 blessés et 25 emprisonnés). Mais dans le même temps, le mécontentement gagne aussi les troupes néo-zélandaises, écossaises et australiennes: hébergées dans des tentes, mal nourries et épuisées par de multiples entrainements dans les dunes, elles sont démoralisées. Elles protestent!

Le 9 septembre à Étaples un policier militaire tue un soldat écossais. C’est le début de la mutinerie! Des soldats écossais, néo-zélandais et australiens partent à la poursuite des policiers militaires. Les jours suivants, ils refusent l’entrainement. Des officiers anglais  sont jetés dans la Canche (fleuve qui passe à Étaples). Des troupes d’élites et des automitrailleuses sont envoyées à Étaples.

Cette présence a rétabli le calme. Un meneur est fusillé et une quarantaine de mutins sont condamnés mais, dans l’état major britannique, on a eu peur. Pour éviter de nouveaux affrontements, on accorde aux soldats la permission d’aller en ville, d’avoir plus de liberté… et on remplace tous les officiers supérieurs.