La grande guerre a non seulement fait de nombreux morts mais également fait revenir du front des soldats anéantis autant mentalement que physiquement, ces combattants étaient surnommés les « gueules cassées ». En Europe, au lendemain de la guerre, on compte environ 6,5 millions d’ invalides, dont près de 300 000 mutilés à 100 % : aveugles,… Lire la suite »

La grande guerre a non seulement fait de nombreux morts mais également fait revenir du front des soldats anéantis autant mentalement que physiquement, ces combattants étaient surnommés les « gueules cassées ». En Europe, au lendemain de la guerre, on compte environ 6,5 millions d’ invalides, dont près de 300 000 mutilés à 100 % : aveugles, amputés d’une ou des deux jambes, des bras, et blessés de la face et/ou du crâne.
les blessures qu’on subit ces soldats sont d’un type nouveau, du fait de l’industrialisation de cette guerre, l’emploie massif de tirs d’artillerie, de bombes a transformé le corps de ces combattants les rendant méconnaissables, certain ne pouvait même plus être identifiés  par leurs proches, tant leur visage était défiguré.545099_magsaf4

Les blessés étaient ramassés la nuit par les brancardiers, qui  entendaient les cris. Les « gueules cassées » étaient alors ramenées au poste de pansement où les premiers soins leurs étaient administrés afin d’éviter l’asphyxie et hémorragie avant l’acheminement au poste de secours du régiment où officiait  un médecin.

Très rapidement, en 1914 on met en place le système d’ambulance chirurgicale qui conduisait les mutilés dans des hôpitaux spécialisés où sont inaugurés les premières interventions chirurgicales maxillo-faciale. Cette discipline est dédiée au visage et à la cavité buccale , elle prend en compte les malformations et réalise des transplantations cutanées ou osseuses au niveau du visage.

Des prothèses à but médical ou esthétique furent aussi proposées souvent avec peu de succès: beaucoup de blessés, ayant vu leurs camarades souffrir du poids ou des irritations provoquées, les refusèrent tout comme furent refusés de nombreuses opérations de reconstruction.

Les blessures de ces hommes rejetés de la société reflètent  les souffrances physiques et morales mais elles ont permis, malgré tout, de faire avancer la médecine.amandine_014