Quand il est question de l’histoire de la guerre, bien souvent certains acteurs sont oubliés : les animaux. Dans de nombreux  conflits et cela depuis  longtemps, l’homme a embarqué toutes sortes d’animaux domestiqués. Les chiens Le chien de guerre a été utilisé comme chien de combat, chien de garde, courrier, chien de détection ou de… Lire la suite »

Quand il est question de l’histoire de la guerre, bien souvent certains acteurs sont oubliés : les animaux. Dans de nombreux  conflits et cela depuis  longtemps, l’homme a embarqué toutes sortes d’animaux domestiqués.

Les chiens

Le chien de guerre a été utilisé comme chien de combat, chien de garde, courrier, chien de détection ou de pistage. Son usage a changé avec l’évolution des techniques de guerre, mais il continue d’être utilisé de nos jours. 100.000 chiens de guerre ont été utilisés lors de la Première Guerre mondiale.

De nombreux usages ont été inventés. On retrouve parmi ceux-ci :

chiens-belges-transporteursLes chiens transporteurs : ils tiraient les blessés sur les champs de bataille, ou encore des mitrailleuses.
Les chiens mascottes : utilisés pour remonter le moral des troupes lors de la Première Guerre mondiale.
Détection et pistage : de nombreux chiens furent utilisés pour localiser des mines mais ils ne se révélèrent pas très efficace en conditions de combat.
Chiens éclaireurs : pour débusquer les embuscades, des dispositifs piégés… ou en tant que sentinelles.

Aujourd’hui, les chiens ont toujours des rôles dans les forces militaires, principalement en tant que chiens policiers. Leurs rôles sont toujours aussi variés mais ils ne sont plus que rarement mis en première ligne (détection de drogue, d’explosifs, intimidation, etc…).

Les oiseaux
pigeon espionLeur rôle est de transmettre le message soigneusement fixé à l’une de ses pattes. Les pigeons sont transportés en pigeonniers mobiles jusque dans les tranchées, puis on libère le mâle avec le message tandis que la femelle reste cloîtrée, et ce afin de presser le mâle à revenir avec des nouvelles.
Ainsi, ce sont 60 000 pigeons qui sont utilisés lors de la Grande Guerre. Beaucoup succomberont aux tirs ennemis, d’autres mourront gazés comme le pigeon numéro 78 715, envoyé le 4 juin 1916 pour annoncer la chute imminente du fort de Vaux. Il accomplira sa besogne et mourra… en héros!

 

Le cheval, destiné à une mort certaine

Si, avec la guerre moderne, les charges à cheval ont laissé place à la cavalerie blindée et aux chars de combat, les équidés tels que chevaux et mulets  ont  joué un rôle important. Dans l’horreur  des tranchées, sous la pluie des bombes et des tirs, l’animal tracte des canons à longueur de journée, et ce jusqu’à épuisement.
Et si par chance, les malheureux survivent à la guerre, la plupart d’entre eux seront vendus aux boucheries françaises en guise de remerciement.

Le chat ou la fouine deviennent les mascottes des tranchées
Les chats, les chiens et même les sangliers, ont été les compagnons des soldats dans les horreurs des tranchées. Ils les aident à tout supporter. Ils chassent les souris et les rats qui courent parmi eux. Les relations entre l’homme et l’animal dépassent la simple sphère militaire. Tous deux partagent un sort commun, vivent les mêmes horreurs et ressentent les mêmes peurs . Dans une telle proximité, le soldat est naturellement amené à considérer l’animal comme un véritable compagnon. Se confier à lui, le cajoler, en prendre soin sont autant de façons de se libérer des traumatismes engendrés par la guerre et de continuer à croire en la vie. Si les cavaliers, artilleurs et brancardiers tissent un lien affectif avec la bête dont ils ont la charge, les combattants des tranchées adoptent chien, chat, singe, fouine, sanglier,… trouvés ou apportés sur le front

 

Rendons hommage à tous ces animaux qui ont donné leur vie dans un conflit qui n’était pas le leur…