Léon Trulin Léon Trulin est né à Ath en Belgique le 2 juin 1887. Il quittera la sa ville natale à la mort de son père pour venir s’installer à La Madeleine puis à Lille. Le 31 juillet 1914, la guerre éclate. En juin 1915,il part  pour l’ Angleterre afin de s’engager dans l’armée Belge…. Lire la suite »

Léon Trulin

Léon_Trulin

Léon Trulin est né à Ath en Belgique le 2 juin 1887. Il quittera la sa ville natale à la mort de son père pour venir s’installer à La Madeleine puis à Lille. Le 31 juillet 1914, la guerre éclate. En juin 1915,il part  pour l’ Angleterre afin de s’engager dans l’armée Belge. Son aspect maladif l’empêche d’être engagé. Il accepte alors de travailler dans les missions de renseignements.Il se rend plusieurs fois  dans le Nord de la France. Avec son ami Raymond Derain, il crée le système « Noël Lurtin ». D’Ath à Bruxelles, d’Anvers à la frontière hollandaise, ils glanent de précieux renseignements. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 1915, Raymond et Léon, venant d’Anvers, se dirigent vers Putte-Kapellen, sur la frontière belgo-néeralandaise. En traversant des fils barbelés et électrifiés, ils sont arrêtés par une patrouille allemande. Ils sont conduits à la prison des Béguines à Anvers. Le 12 octobre au soir, ils sont transférés à la Citadelle de Lille. Il y retrouve ses compagnons de résistance. Le 5 novembre 1915, au terme d’une audience sommaire, dans la salle du Tribunal militaire allemand  le verdict tombe : Léon Trulin, Marcel Gotti et Raymond Derain sont condamnés à mort et perdent leurs droits civiques à perpétuité. La sentence est soumise, deux jours plus tard, au maître tout puissant de la ville de Lille. Le 8 novembre, dans les fossés de la Citadelle, le jeune Trulin, que le bâtonnier lillois Philippe Kah appelle , »l’adolescent chargé de gloire » dans le livre qu’il lui consacre, est fusillé

Cette statustatue truline est l’œuvre du sculpteur Edgar BOUTRY, elle fût réalisée en bronze et inaugurée en 1934 sur l’avenue du Peuple Belge. Aujourd’hui, cette dernière se trouve à proximité de l’Opéra de Lille, rue Léon Trulin. A l’arrière du socle on peut lire une phrase qu’aurait dit le jeune Léon « je pardonne à tout le monde, amis et ennemis – je fais grâce parce qu’on ne me la fais pas ». D’autres statues, ont été consacrées à Léon Trulin entre autres comme le monument « LES FUSILLES LILLOIS » œuvre de Félix Desruelles. Celui-ci est d’ailleurs chargé en 1933 de l’exécution de la statue installée sur sa tombe au cimetière de l’Est à Lille dans l’allée K7, dite des fusillés. Dans l’hommage solennel que la ville de Lille rendra à ses « résistants » de la Première Guerre mondiale, Léon Trulin tient une place toute particulière. Un monument sur les lieux même de sa mort est érigé dans les fossés de la Citadelle. Sur sa tombe, au cimetière de l’Est, est dressée une statue le représentant juste avant son exécution, dos au mur. Square Daubenton, le monument aux Fusillés Lillois le représente gisant aux côtés des membres du réseau Jacquet