Un monument aux morts est un monument érigé pour commémorer et honorer les soldats, et plus généralement les personnes tuées ou disparues par faits de guerre. Il en existe de plusieurs types : – les cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps), généralement dans le centre d’une ville ou d’un village, mais qui ont aussi été, après… Lire la suite »

Un monument aux morts est un monument érigé pour commémorer et honorer les soldats, et plus généralement les personnes tuées ou disparues par faits de guerre.
Il en existe de plusieurs types :
les cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps), généralement dans le centre d’une ville ou d’un village, mais qui ont aussi été, après la Première Guerre mondiale, construits dans les entreprises, les écoles, les foyers fréquentés par les disparus de leur vivant.
les mémoriaux, sont des monuments nationaux élevés sur les champs de bataille (par exemple : à Douaumont) où les cimetières militaires abritent les tombes de soldats de toute nationalité, parfois de centaines de milliers d’entre eux.

Pourquoi y a t-il un monument aux morts par commune ?

Les monuments aux morts servent à rendre hommage aux soldats de la commune, morts pendant les différentes guerres et plus particulièrement la Première Guerre Mondiale. Ils servent à briser l’anonymat, garder la mémoire des morts, perpétuer leur souvenir et offrir à toute les familles un lieu pour se recueillir.

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Le monument aux morts de Somain , sur le frontispice on trouve : « A nos morts »

Tous les monuments portent une dédicace. La plus courante reprend la formule officielle qui saluait la mort d’un soldat : « La commune de … à ses enfants morts pour la France ».  Les mots «enfants» ou «fils» désignent d’une façon affectueuse tous les jeunes hommes habitant la commune.  Des adjectifs sont parfois ajoutés à cette inscription pour accentuer :

l’héroïsme : « à ses morts héroïques »,

la gloire : « à ses glorieux morts »,

le sacrifice des morts : « à ses martys ».

Les noms des soldats sont presque toujours classés par ordre alphabétique et quelquefois par années de décès. Il arrive que les noms des régiments, auxquels les soldats ont appartenu, soient mentionnés

Mais il y a des exceptions : Des monuments aux morts pacifistes :

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Le monument aux morts de Péronne :

Ce monument se trouve à Péronne (Somme) dans la rue Béranger. Il a été construit suite à un concours entre des architectes et des sculpteurs en 1925, par Paul Auban mais auparavant dessiné par Louis Faille. Cependant celui-ci a été inauguré le 20 Juin 1926. Cette ville a été l’une des plus atteintes par les guerres, plus particulièrement dévastée par les Allemands en 1870 puis plus tard pratiquement totalement détruite en 1917. Ce monument ressemble à une stèle funéraire puisqu’une fente suggère un tombeau dans lequel il y aurait des cendres de soldats. On peut observer à l’arrière du monument un mur sur lequel sont gravés les noms des morts. On aperçoit une femme penchée sur un cadavre de soldat français, qui est en réalité son fils, tendant son poing vers des ennemis inexistants qui sont probablement les Allemands.

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Le monument aux morts de Clans :

Ce monument se trouve à Clans dans la vallée de la Tinée (Alpes-Maritimes) , il s’agit d’une simple stèle de marbre, portant la liste des morts, directes et indirects, dues au conflit de 14-18, surmonter d’une croix. Sur le frontispice « Maudits soient les responsables de la Guerre Honneur à ceux qui ont travaillé pour la paix » 

Le monument au mort d’Equeurville :

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Ce monument se trouve à Equeurdreville dans la manche. Il est mis en valeur au centre d’un parc aménagé, qui est très fréquenté par ces habitants. Le monument est érigé en 1932 pour rendre hommage aux morts de la Première Guerre mondiale. Il est sculpté par Emilie Rolez (1896-1986). C’est un monument en pierre, il porte l’inscription « Que maudite soit la guerre ». Il représente la douleur et la souffrance d’une veuve de guerre et de ses deux enfants, orphelins. La femme porte le plus petit des enfants dans ses bras et le second se tient à elle. Les enfants ont l’air triste, leurs visages crispés le démontre.

D’autres monuments pacifistes :

  • Gentioux (Creuse)
  • Chevillon (Yonne)
  • Château-Arnaux (Alpes de Haute Provence)
  • Levallois Perret (Hauts de Seine)
  • Saint Apolinaire (Rhône)
  • Lezoux (Puy-de-Dôme)
  • Fôret-du-temple (Creuse)