Le sport au front Un moyen de diffusion pour le sport. C’est un aspect très peu connu de la Grande Guerre, les soldats faisaient du sport pour tromper l’ennui. La guerre de positions a favorisé la pratique du sport, puisque contrairement à ce que l’on pense, si les combats furent d’une grande intensités, ils furent… Lire la suite »

Le sport au front

Un moyen de diffusion pour le sport.
C’est un aspect très peu connu de la Grande Guerre, les soldats faisaient du sport pour tromper l’ennui. La guerre de positions a favorisé la pratique du sport, puisque contrairement à ce que l’on pense, si les combats furent d’une grande intensités, ils furent rares et parfois brefs.
Le sport permettait également aux soldats de « jouer collectif » ce qui renforçait la cohésion du groupe et leurs apportaient du courage et de la détermination.

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  Anecdote : un joueur de Rugby, nommé Manguez touché d’une balle de mitrailleuse déclara avant de mourir : « Allez dire que je n’ai pas encore reculé devant la mêlée ! »

Par la suite, les Poilus préfèrent, au foot, boire les trois quart de litre de vin quotidien et la dose de gnôle qui leurs étaient distribuées, afin de se donner une sorte de «courage» provoqué par l’ivresse pour aller au combat.
Cependant, la presse des tranchées entretient le moral des troupes qui choisissent de pratiquer certains sports pour tuer le temps. Ils forment des équipes, disputent des matchs, et même des compétitions.
Les poilus pratiquent aussi l’escrime ou la boxe, et beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs de grands sportifs comme : Roland Garros, Jean Bouin ou encore Gustave Lapize et d’autres figurent parmi les 424 champions nationaux et internationaux qui mourront aux combats.
Anecdote :
– Jospeh Guillemot, a perdu son poumon droit à cause des gaz et il a été le champion olympique du 5000M en 1920.
– Le boxeur Eugène Criqui, qui a eu la mâchoire fracassée, se fit poser une plaque d’acier et remonta sur le ring puis devint champion du monde poids plume.
– Jean Vermeulen, faillit perdre ses deux jambes à cause d’un obus, il remporta le marathon aux jeux interalliés de 1919.
Le sport était également un moyen d’entretenir la forme physique des soldats, ce qui les renforçaient pour les assauts, comme le montre cette représentation ci-dessous.

14-18-le-sport-sort-des-trancheesMichel Merckel, auteur d’un livre clé (14-18, le sport sort des tranchées)  conclut que :  » La Grande Guerre fut aussi un moyen de diffusion du sport dans les tranchées et servit même de tremplin au sport moderne Français. »