Le 16 novembre 1917, Paris, Ici, il n’y a plus que des femmes, des enfants et des personnes âgées indisposées à faire la guerre. A l’école, les instituteurs se font rares et les institutrices sont plus présentent. A cause de la guerre les hommes ne sont plus là pour travailler, ma maman et les autres… Lire la suite »

Le 16 novembre 1917, Paris,
Ici, il n’y a plus que des femmes, des enfants et des personnes âgées indisposées à faire la guerre. A l’école, les instituteurs se font rares et les institutrices sont plus présentent.
A cause de la guerre les hommes ne sont plus là pour travailler, ma maman et les autres femmes doivent les remplacer dans les usines et les magasins, je suis seule toute la soirée quand je rentre de l’école, personne ne peut me garder. Je passe mes soirées à jouer aux billes et aux osselets, je m’en lasse facilement…

Le 21 novembre 1917, Paris ,
Je viens d’apprendre que deux hommes de ma ville sont morts, leurs familles pleurent sur la place, c’est vraiment triste, ça me brise le cœur… Heureusement mon papa est encore en vie, enfin, je l’espère. J’ai vu cela en allant cueillir des fleurs près de la place, j’ai prié pour ceux encore en vie.

Le 6 décembre 1917, Paris ,
Je suis heureuse, j’ai réussi mon évaluation de Mathématiques, j’ai eu un 17/20 ! Ma mère est fière de moi ! Après-midi, on a tricoté des pulls pour les soldats, j’ai réussi à écrire mon prénom sur celui pour mon père, j’espère lui porter chance.

Le 12 décembre 1917, Paris,
Aujourd’hui nous avons parlé d’animaux avec un travail de lecture, avec des labradors, c’est le chien préféré de mon père ça m’a fait penser à lui. J’ai pleuré mais heureusement mes camarades sont là pour me soutenir. En rentrant chez moi le soir j’ai découvert des lettres cachées sous le paillasson dont le bord dépassait. Je m’empressai de les prendre et d’ouvrir la porte pour les lire au chaud à l’intérieur.

Le 25 décembre 1917, Paris,
Aujourd’hui c’est Noël, j’ai mis une dernière bougie sur le sapin, j’aurais aimé que mon père soit la pour lui offrir le pull que j’ai fais à l’école il y a quelques jours. Je fête tout de même Noël avec ma mère et d’autres voisins, on se réunit tous dans la mairie. C’est la première fois depuis le début de la guerre que je vois les gens aussi heureux, ils ont le sourire aux lèvres.

Le 5 janvier 1918, Paris,

C’est mon 11e anniversaire aujourd’hui, ma maman m’a offert un service à thé en porcelaine qu’elle a obtenue en travaillant au café. J’ai reçu une lettre de mon père, il a pensé à moi, comme toujours lors de mon anniversaire. J’espère qu’il m’a mentionné dedans, une lettre de sa part c’est déjà un très beau cadeau car je sais qu’il est toujours vivant et qu’il s’en sort. Ma mère a préparé mon plat préféré pour manger ce soir au dîner. La journée est passée tellement vite.

Le 14 janvier 1918, Paris,
Ma mère m’a dit que mon père a réussi à avoir une permission, malheureusement nous ne savons pas quand et lui non plus, j’espère que c’est bientôt. Ça fait déjà une semaine que l’école a repris, les vacances étaient longues, mes camarades me manquaient, ma mère ne voulait pas que je sorte trop pour éviter d’être malade, il y avait au moins vingt centimètres de neige, j’ai fais un bonhomme de neige avec mon frère quand il est revenu du Sud, il est en vacances pendant 3 semaines.

Le 28 janvier 1918, Paris,
Ma mère a eu son salaire, elle m’a acheté un pull car il fait très froid dehors et mon manteau, mon écharpe et mes gants ne me suffisent pas, il est vraiment magnifique malgré les conditions à cause de la guerre, il y a un beau soleil jaune avec des fleurs. Mon frère est reparti ce matin, j’étais triste mais je sentais qu’autre chose allé arriver, mais je ne savais pas quoi.

Le 15 février 1918, Paris,
Mon père est arrivé ce matin, j’ai pleuré de joie, je suis tellement heureuse ! Je ne m’y attendais pas ! J’espérais tout les jours le voir arriver depuis un mois, ma mère est tellement heureuse. Je m’en doutais un peu, je l’ai pressenti !

Le 16 février 1918, Paris,
Ce matin j’ai été dehors avec mon père, on s’est caché dans la neige et nous avons jeté plein de boules de neige sur maman, elle était furieuse, j’ai bien rigolé, après nous somme allés faire du patin à glaces sur l’étang du bois de Boulogne, il était bien gelé. Mon père repart demain, c’était trop court, je veux rester avec lui.

Le 24 mars 1918, Paris,
J’espère que la guerre va vite se finir, quand mon père est parti j’ai voulu monter dans le camion mais un soldat m’en a empêché en me disant que je ne pouvais pas et qu’il était désolé, je suis alors retournée avec ma mère et j’ai pleuré. Ça fait déjà quatre ans que la guerre est commencée.

Le 10 mai 1918, Paris,
On m’avait pris mon journal, je l’ai cherché pendant des jours, c’est un garçon de ma rue qui me l’a ramené, j’ai rougi, je l’ai juste remercié après je suis parti en courant, j’étais trop gênée. J’ai fais l’anniversaire d’une amie aujourd’hui, elle fêtait ses 11 ans, on a bien joué avec son chien.

Le 30 mai 1918, Paris,
Les allemands sont arrivés jusqu’à Paris, on doit absolument fuir, ma mère a écrit une lettre à mon père pour le prévenir, nous n’aurons plus de nouvelles de lui jusqu’à la fin de la guerre, j’ai peur, je veux que ça s’arrête…

 

 

 

(un allemand trouve le journal et y met quelques lignes)

Gefunden 19. Oktober 1918, Paris,

Wenn ich eine Zeitung gefunden, ich frage mich, wer es hat, ich will es zu halten und zu versuchen, es zu übersetzen, ich möchte wissen, was die Kinder während des Krieges lebte, mein Vater starb dort, ich liebte sie sowieso nicht, ich dieses Notebook durch die Geschichte wollen, und es kann in zehn Jahren, hundert Jahre, dass die Zukunft die Menschen sehen, dass die Französisch und Deutsch können vereinbaren, oder zumindest nur Kinder sein und ist gefunden worden, ich bin nicht gegen die Französisch, was ich wissen will, und ich will, Französisch zu lernen, es interessiert mich so hoffe ich, die Chance zu haben, eine Französisch Sprache kennen zu lernen und zu lernen und sie lernt Mine ich möchte sie zu treffen, weil wir es mit nach Hause zu gehen ist, ich ein Bild von ihr in der Zeitung gefunden, als ich aufwuchs, ich werde versuchen, finde ich, und ich möchte.