L’archéologie de la Grande Guerre. 100 ans après la guerre 14-18, il ne reste plus de soldats vivants !  Qui peut  alors  encore témoigner  de ce que fut cette guerre ?  L’archéologue qui avec patience met au jour les traces effacées d’un immense traumatisme. En effet, grâce à l’archéologie préventive, sur les chantiers des autoroutes, des… Lire la suite »

L’archéologie de la Grande Guerre.

100 ans après la guerre 14-18, il ne reste plus de soldats vivants !

 Qui peut  alors  encore témoigner  de ce que fut cette guerre ?  L’archéologue qui avec patience met au jour les traces effacées d’un immense traumatisme.

En effet, grâce à l’archéologie préventive, sur les chantiers des autoroutes, des parcs d’activité ou de lotissements, sortent de l’oubli, obus enterrées à la hâte, réseaux de tranchées ou corps de soldats.

Exemple de croquis réalisé par les archéologues.

Estrées-Deniécourt (Somme). Localisation des traces de la Grande Guerre (tranchées, fosses à munitions, trous d’obus et sépultures) par rapport aux vestiges d’une ferme gauloise.

 

Alignement de brodequins dans la tombe dite des Grimsby Chums à Arras (Pas-de-Calais), 2002.Vingts soldats britanniques du 10e bataillon du Lincolnshire Regiment, formé d'hommes originaires du port de Grimsby, ont été enterrés avec le plus grand soin par leurs camarades au printemps 1917 au nord-est d'Arras. Photo publiée dans l'ouvrage L'archéologie de la Grande Guerre, Y. Desfossés, A. Jacques et G. Prilaux, coll. Fouilles et découvertes. 

Le 21 mai 2001 sont exhumés les corps de 21 adultes de sexe masculin, âgés de 20 à 40 ans et décédés de mort violente.

Les 19 premiers défunts avaient été enterrés simultanément, allongés sur le dos, tête au nord, les avant-bras pliés et disposés à l’horizontale, les mains jointives reposant sur l’abdomen.De plus, le coude droit de chaque homme recouvre le coude gauche de son voisin de droite.

Des 16e et 17e corps ne restent que des fragments de membres ou de thorax, 10% d’un individu complet mais très soigneusement redisposés dans la tombe à l’emplacement exact qu’ils auraient occupé si l’individu inhumé avait conservé son intégrité physique.

Visiblement, ces soldats étaient unis dans la mort                comme ils avaient dû l’être dans la vie !

   Qui étaient-ils donc ?

 

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Grimsby Chums ou les « potes de Grimsby ».

C’est le surnom que s’étaient donné les hommes du 10e bataillon du Lincolnshire Regiment tous originaires du petit port de Grimsby.

Le système de recrutement de l’armée britannique privilégiait alors l’enrôlement dans la même unité d’hommes provenant d’une même ville ou du même secteur géographique.

Ils étaient donc liés par des liens d’amitié et des liens familiaux