-L’entrée en guerre est l’occasion de l’élaboration d’un discours spécifique à destination de l’enfance. Les loisirs et l’école sont les principaux vecteurs de ce discours de propagande. Le déclenchement des hostilités suscite un important développement des jouets et des jeux guerriers. Cette propagande prend plusieurs formes : les puzzles, les jeux de l’oie, les armements… Lire la suite »

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-L’entrée en guerre est l’occasion de l’élaboration d’un discours spécifique à destination de l’enfance. Les loisirs et l’école sont les principaux vecteurs de ce discours de propagande. Le déclenchement des hostilités suscite un important développement des jouets et des jeux guerriers. Cette propagande prend plusieurs formes : les puzzles, les jeux de l’oie, les armements de guerre, les panoplies et les jeux d’adresse. Les lectures enfantines sont également un vecteur privilégié de la mobilisation des plus jeunes.
-Le monde de l’écrit et de l’image est investi par la guerre. En France , les ouvrages édités veulent intégrer l’enfance dans la guerre. La production de livres pour enfants, ayant pour sujet la guerre, se développe fortement.

– L’enfance est aussi utilisée dans les  cartes postalesimg061-186x300img062

-Pendant la guerre, l’école s’avère être aussi le vecteur privilégié d’une propagande en direction des enfants. Le ministère de l’instruction publique, exige un enseignement orienté sur la guerre en indiquant à l’école ses obligations nouvelles.

-La grande majorité des matières enseignées empreinte des événement liés à la guerre : l’histoire, la géographie, le français et même le calcul.

-Les outils pédagogiques sont au service de cette propagande par le biais des fiches de calculs proposant des exercices sur le thème de la guerre, des dictées  » Le départ d’un régiment  » par exemple, des sujets de composition de français et même des diplômes. Lors des examens de certificats d’études, les dictées et les sujets de rédaction sont centrés sur le thème guerrier et ce jusqu’en 1918.

-Les sujets de rédaction proposés témoignent de cet encadrement :  » Un permissionnaire. Faites sa description. Racontez son arrivée, son séjour, son départ  » ou  » Une tombe de soldat. Décrivez-la. Dites les réflexions qui vous viennent à l’esprit. Votre résolution de faire toujours votre devoir en est-elle fortifiée ? « . Au total dans toutes les écoles, la guerre est devenue le principal centre d’intérêt voir même une obsession.

-A partir de la rentrée 1916, l’obsession guerrière recule. L’encadrement de l’enfance en temps de guerre par l’école s’est heurté à la modification de la cellule familiale. L’absentéisme prend une ampleur grandissante pendant le déroulement du conflit. Les motifs d’absences sont divers : travaux agricoles, bombardements, garde de frères et sœurs, deuils…

-La guerre a permis un encadrement intellectuel et moral de l’enfance. Mais cette tendance à la militarisation des enfants qui débute dès 1914 semble cependant s’essouffler avec la prolongation du conflit.

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On trouve le thème de l’enfance, dans une série de timbres

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Plus d’informations sur la rentrée scolaire de 1914: ici