La presse subit une censure du 5 août 1914 au 13 octobre 1919. Le gouvernement contrôle les images, les articles, les informations. Cette censure a pour but d’éviter d’informer l’ennemi, d’entretenir le moral des français, d’éviter le défaitisme ainsi que souder la population autour du gouvernement. Pendant cette terrible période  que traverse la… Lire la suite »

 

 

 

 

presse 1La presse subit une censure du 5 août 1914 au 13 octobre 1919. Le gouvernement contrôle les images, les articles, les informations. Cette censure a pour but d’éviter d’informer l’ennemi, d’entretenir le moral des français, d’éviter le défaitisme ainsi que souder la population autour du gouvernement. Pendant cette terrible période  que traverse la France ainsi que tous les pays en guerre, la presse devient très patriotique, elle soutient le gouvernement, dévalorise l’ennemi, elle augmente son nombre de morts ainsi que ces défaites. Elle le présente également comme un barbare. La presse minimise les défaites françaises.
5000 personnes réparties dans 300 bureaux en France sont chargées de contrôler ce qu’écrivent les journaux. Les censeurs font couper les informations interdites.
Les dessins sont également censurés. En 1915 130 dessins sont censurés, en 1916 380 et en 1917 250.
Il existe une presse des tranchées. Il en existe plus de 500, certains n’ont quelques numéros d’autres sont plus réguliers.
Les journaux peuvent critiquer le gouvernement sur sa façon de diriger la guerre.
Malgré ce contrôle constant, la presse était dans une position favorable ( les tirages, surtout à Paris, ont augmenté ), en raison d’une forte demande d’informations sur la guerre par l’arrière. Mais aussi parce que l’avant voulait savoir ce qui se disait de la guerre à l’arrière, et s’ils recevraient de l’aide.
Pétain avait très bien compris l’intérêt de cette presse, la lecture des journaux a une influence directe sur le moral des soldats sur le front. Il faut guider la presse pour qu’elle ait une action psychologique .
Pétain demandera régulièrement à ce qu’on lui adresse un rapport « au sujet de la diffusion de la presse dans les armées, et de l’influence qu’elle peut exercer sur le moral des troupes ».
Création d’un bureau de presse (bureau des informations militaires créé en 1915) sous le commandement de l’armée. Il réceptionne et contrôle les informations qui proviennent des radiogrammes, des journaux, des revues… Il est chargé d’informer la presse.
– Ce service d’information des armées oriente la presse: l’armée, à travers le service d’information, va orienter les sujets interdits et les sujets à exploiter.
Les missions de presse créées dès 1914 par le Maréchal Joffre, sont de petits groupes de journalistes pouvant se rendre dans les zones de combats accompagnés des officiers. Ces correspondants de presse doivent être accrédités par le ministre de la Guerre, c’est-à-dire admis à suivre les opérations des armées en campagne puis doivent soumettre leurs informations et leurs articles au service de contrôle de la presse, c’est un contrôle préalable de l’information.
Les raisons de ce contrôle sont d’éviter le renouvellement des erreurs commises en 1870 : la presse avait dévoilé des informations sur le plan stratégique de la France à l’Allemagne, ce qui leur avait permis de gagner l’Alsace et la Lorraine.
Nombre de quotidiens pour 1000 habitants :
-1815=1,3 exemplaires
-1831=3 exemplaires
-1863=8,5 exemplaires
-1880=73 exemplaires
-1914=244 exemplaires
En août 1914, il est interdit de publier des informations et renseignements autres que ceux qui seraient communiqués par le gouvernement ou le commandement sur les points suivant :
-les mouvements des troupes
-les pertes militaires
-les effectifs
-les renseignements stratégiques
Si cette règle n’est pas respectée, l’individu sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 1000 à 5000F.
A partir de 1870 et  jusqu’à nos jours, l’information a été et est encore contrôlée. Grâce à la censure, la propagande, la désinformation, la manipulation des informations et son contrôle permanent, il n’y a plus eu de risque que la presse commette des erreurs comme en 1870. De plus l’armée voulait garder le moral des troupes et des familles et donc, masquait les atrocités de la guerre, à l’arrière. Il fallait une presse rassurante.
On a pu remarquer que l’histoire n’était faite que des redondances, puisqu’à chaque guerre, l’armée souhaite bloquer et contrôler l’information et les médias.
 Plus d’informations sur la presse clandestine pendant la guerre: ici              pressenompbre presse