Un contexte favorable au développement de la presse écrite – Le 29 juillet 1881, la loi sur la liberté de la presse est rédigée:elle autorise toute opinion à s’exprimer librement, ni l’insulte, ni le racisme, ni l’antisémitisme ne sont punis par la loi : seule la diffamation publique est punissable. – Les Lois de Jules… Lire la suite »

Un contexte favorable au développement de la presse écrite

– Le 29 juillet 1881, la loi sur la liberté de la presse est rédigée:elle autorise toute opinion à s’exprimer librement, ni l’insulte, ni le racisme, ni l’antisémitisme ne sont punis par la loi : seule la diffamation publique est punissable.
– Les Lois de Jules Ferry de 1881-1882 en faisant progresser l’alphabétisation encouragée par la République  permettent d’élargir le lectorat.
ecole 1900
– Grâce aussi aux innovations techniques, le prix du journal a baissé à cinq centimes. C’est en 1885 que l’on voit apparaître la linotype qui est une machine à composition au plomb. Elle permet de mettre en forme un texte grâce à un clavier et la rotative d’imprimer les journaux plus rapidement ( plusieurs centaines de milliers d’exemplaires en une journée ). La presse écrite se démocratise.
histoire-livre-linotype

 

 

 

Rotative-journaux-1873

Essor de la presse écrite

– Pendant la période de l’apogée de la presse, les tirages se multiplient. Le nombre de journaux à Paris et ailleurs en France augmentent, avec plus de 4 millions en province. La presse prenait différentes formes:
humanité la depêche le matin le petit journal le petit parisien
– La presse populaire qui privilégiait les actualités sensationnelles et les faits divers ( souvent illustrée ).
– La presse modérée qui ne voulait pas heurter le lectorat et qui adopte des positions modérées.
– La presse d’opinion qui voulait mobiliser la population sur de grands thèmes : nationalisme, antiparlementarisme, anticléricalisme, antisémitisme… Elle pouvait avoir un discours violent. Comme les journaux: « La croix », « Le Figaro » ou encore « L’humanité ».

Ce qui change en 1914

La presse devient un outil de contrôle de l’opinion publique durant la guerre.
          – Le 4 août 1914 est établi la loi sur la  » censure préventive  » ce qui permet à l’État un contrôle sur l’information.
         -Septembre 1914, la censure est mise en place pour éviter aux journaux de divulguer des informations militaires. Ils divulguent une « culture de guerre » via la mise en place de la propagande.
        – La propagande martèle un certain nombre de vérités supposées évidentes comme l’inefficacité des armes allemandes, l’infériorité morale de l’ennemi, les promesses de succès rapide, l’héroïsme des combattants et la dramatisation des enjeux.
         – Ils mettent également en place un « bourrage de crâne » pendant la période de la guerre qui consiste à remonter le moral des français en disant que les balles allemandes ne blessent pas, que la France réussit la plupart de ses batailles, on cache le nombre de morts.
         – Certains titres contestataires se sont développés dans les tranchées pour dénoncer  la censure et les mensonges comme le Canard Enchaîné.
une-du-journal-satyrique-le-canard-enchainé-de-1915-dr

 

         -La presse était également présente dans la zone occupée.Par exemple le journal « La gazette des Ardennes » était un journal allemand publié dans la zone occupée française et belge, c’était le seul journal autorisé dans la zone nord. Il faisait paraître les noms des prisonniers fait par les allemands. Il est apparu la première fois en Août 1915 jusqu’en Octobre 1918. Son siège était à Charleville. Il fut distribué dans les camps de prisonniers.
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