2 novembre 1916 Le Fort de Vaux et repris par les français sans aucun combat. Témoignage de J. CARAFRAY, brancardier au 118e R.I. : « Le 2 novembre 1916, mon équipe est commandée pour aller ramasser les blessés à la redoute de Vaux devant le fort. Quel triste spectacle ! Les trous d’obus sont si rapprochés qu’ils… Lire la suite »

2 novembre 1916

Le Fort de Vaux et repris par les français sans aucun combat.

Témoignage de J. CARAFRAY, brancardier au 118e R.I. : « Le 2 novembre 1916, mon équipe est commandée pour aller ramasser les blessés à la redoute de Vaux devant le fort. Quel triste spectacle ! Les trous d’obus sont si rapprochés qu’ils se touchent. Dans chaque trou, un ou plusieurs cadavres, les uns sur le dos, les autres sur le ventre. Quelques-uns fauchés dans une charge à la baïonnette ont encore les mains crispées sur la crosse de leur fusil. D’autres ont été assommés à leur poste de mitrailleur. Partout des débris humains, des membres déchiquetés. De la tranchée à demi nivelée que nous suivons, sortent de-ci, de-là, un bras, une jambe, une tête. Dans les Carrières de Vaux, nous dit l’aumônier qui est descendu hier, c’est pis encore. Là, les cadavres sont entassés par monceaux. »

Source : Laurent Loiseau et Géraud Bénech, Carnets de Verdun.