11 juillet 1916 Les allemands lancent une dernière offensive contre les troupes françaises, les français gardent leurs positions et résistent. Pour le commandant allemand cet échec est grave car c’était la dernière chance de percer les lignes françaises. Témoignage du docteur Léon Baros, aide-major au 217e R.I. : « Des prisonniers boches défilent devant nous ; quelques-uns,… Lire la suite »

11 juillet 1916
Les allemands lancent une dernière offensive contre les troupes françaises, les français gardent leurs positions et résistent. Pour le commandant allemand cet échec est grave car c’était la dernière chance de percer les lignes françaises.

Témoignage du docteur Léon Baros, aide-major au 217e R.I. : « Des prisonniers boches défilent devant nous ; quelques-uns, blessés, sont pansés par nous au passage. Ils ont faim, ils ont soif, leurs traits sont tirés et leurs vêtements boueux en lambeaux. Ils réclament à boire et à manger. Et nos poilus qui viennent de subir tant de mal par eux, leur offrent du pain, du chocolat, de l’eau et oublient toute rancœur, dans un grand élan de générosité. Les blessés boches que nous pansons pleurent et nous offrent tout ce qu’ils possèdent : leur couteau de poche, des cigares, des boîtes d’allumettes. »

Source : Laurent Loiseau et Géraud Bénech, Carnets de Verdun.

Les français ne fêtent pas cette victoire car il faut continuer de résister face aux possibles offensifs futurs des allemands

« Le rayonnement de notre prodigieuse résistance dépassait le cadre du pays et l’espoir renaissait partout dans les camps de la coalition. Que ne pourraient faire, pensait-on, les Alliés réunis, quand la France, seule, obtenait de tels résultats ? Des adresses laudatives ne cessaient d’arriver à Chantilly, des capitales et des quartiers généraux des pays amis. L’Angleterre, la première, s’associait à notre satisfaction… Le général Cadorna, en visite sur le front français, admirait « la sereine ténacité de nos troupes ». Les députés d’Italie acclamaient l’armée française, affirmant que celle-ci venait de sauver l’Europe. Le Prince Alexandre de Serbie, après avoir vu le champ de bataille de Verdun, faisait part de son enthousiasme au Conseil des ministres. Notre ambassadeur à Pétersbourg recevait, de nos grands alliés de l’est, les témoignages d’admiration les plus touchants et la promesse d’une prochaine et très active collaboration. »

Source : Maréchal Pétain, La bataille de Verdun.