24 juin 1916 Nouvelle attaque allemande à Verdun.  Témoignage Fourmond, cannonier-servant, 115e batterie, 44e R.A.C « Dans la nuit du 23 au 24, nous eûmes à subir un assaut formidable. À la pointe du jour apparurent, sur la crête venant du ravin de la dame, des masses indécises que nous prîmes d’abord pour des nôtres car… Lire la suite »

24 juin 1916
Nouvelle attaque allemande à Verdun. 

Témoignage Fourmond, cannonier-servant, 115e batterie, 44e R.A.C

« Dans la nuit du 23 au 24, nous eûmes à subir un assaut formidable. À la pointe du jour apparurent, sur la crête venant du ravin de la dame, des masses indécises que nous prîmes d’abord pour des nôtres car ce ravin, la veille encore était occupé par nous, mais il avait changé de maître ; par un pilonnage d’artillerie formidable, les Allemands avaient tout détruit et s’étaient ensuite avancés, ne rencontrant devant eux que des morts et des mourants. Aussitôt nous pointons nos pièces tandis que trois mitrailleuses sur notre droite se préparent à repousser l’attaque. Nous commençâmes à tirer à moins de 300 mètres, l’élan des Allemands s’arrêta. Une deuxième vague, puis une troisième, puis une quatrième déferlèrent successivement sur nous et sans plus de chances. Une centaine de Français avec quatre mortiers et trois mitrailleuses arrêtèrent net l’attaque de milliers d’Allemands qui s’élançaient à l’assaut à l’arme blanche et sans tirer un coup de fusil. »

Source : Laurent Loiseau et Géraud Bénech, Carnets de Verdun.

Les alliés ont pour plan de détruire les lignes allemandes avec de l’artillerie. Ils ont donc commencé leur préparation des pièces d’artillerie. 4000 pièces d’artilleries sont concentrées sur les lignes prêtes à bombarder les lignes allemandes près d’une semaine.