20-30 mai 1916 Les Français tiennent leurs positions sur les deux côtés de la Meuse mais pas sans mal, et ils finissent par devoir céder du terrain dans les secteurs du Mort-Homme et la côte 304.  Témoignage Jean Ernest Tucco-Chala, artilleur : « Les boches ont commencé à attaquer avec des liquides enflammés sur les tranchées… Lire la suite »

20-30 mai 1916
Les Français tiennent leurs positions sur les deux côtés de la Meuse mais pas sans mal, et ils finissent par devoir céder du terrain dans les secteurs du Mort-Homme et la côte 304. 

Témoignage Jean Ernest Tucco-Chala, artilleur : « Les boches ont commencé à attaquer avec des liquides enflammés sur les tranchées et arrosent les batteries du 150 et du 210, avec des obus lacrymogènes. Qu’est-ce que c’est encore que cette nouvelle invention ? On nous a distribué lunettes et masques mais j’étouffe là-dessous et l’on y voit rien, l’ordre est « Barrage à volonté ». Comment concilier les ordres et sauver sa peau avec ces saloperies sur la gueule ? À petit jour, cela devient terrible ; les yeux nous coulent ; moi, j’enlève tout. Et merde ! Crever pour crever, à l’air libre au moins. »

Source : Jean Pierre Tubergue, Les 300 jours de Verdun.