23 février 1916 L’armée allemande continu son avancé en direction de Verdun et force les troupes française a se replié. Arrivé des premiers renforts. Témoignage d’Edmond Bougard, soldat au 208e R.I. : « En avant de Beaumont, le 208e qui, le 22, a repoussé trois attaques allemandes, doit subir, toute la nuit et toute la matinée, un… Lire la suite »

23 février 1916
L’armée allemande continu son avancé en direction de Verdun et force les troupes française a se replié. Arrivé des premiers renforts.

Témoignage d’Edmond Bougard, soldat au 208e R.I. : « En avant de Beaumont, le 208e qui, le 22, a repoussé trois attaques allemandes, doit subir, toute la nuit et toute la matinée, un tir d’artillerie tellement vif que tout saute autour des tranchées. La fumée des éclatements est comme un brouillard. Les blessés agonisent sans soins ; ils sont trop. De tous les coureurs envoyés aux ordres, pas un ne revient. Les cartouches manquent, on prend celles des morts. A 8 heures du soir, un obus tombe en plein dans la tranchée, semant les blessés et les cadavres. Une cervelle est sur ma capote, je suis plein de sang des copains. Au fracas des obus, se joignent les plaintes des agonisants. La neige tombe, il fait très froid. On se bâtit un abri avec les cadavres. »

Source : Jean Pierre Tubergue, Les 300 jours de Verdun.

Propos du général Delville (42e DI) rapportés par le sous-lieutenant Raymond Jubert : « Je n’ai pas à vous cacher la vérité, nous avons été surpris… Je n’ai pas à vous cacher les fautes, nous avons à les réparer… La situation est désespérée ; elle n’est pas encore rétablie… Le secteur que nous prenons ? Un chaos… La vie qui nous attend ? La bataille… Les tranchées ? Elles n’existent pas… Ne me demandez pas de matériel : je n’en ai pas… Des renforts ; je n’en ai pas… »

Source : Gérard Canini, Combattre à Verdun, vie et souffrance quotidienne du soldat, presses universitaires de Nancy, 1988.

Le général Joffre envoie un télégramme au général de Langle :

« J’approuve par avance les décisions que vous prendrez en ce qui concerne le repli, vers les Hauts de Meuse, des troupes disposées dans la poche de la Woëvre, si vous le jugez nécessaire : vous êtes seuls juge des nécessités du combat. Mais vous devez tenir face au nord sur le front entre la Meuse et la Woëvre par tous les moyens dont vous disposez. Employez-y tout le 20e corps sans hésiter.»

Source : Paul Jankowski, Verdun, Gallimard.