Le capitaine Gengembre est mort au combat « Mort pour la France » le 02 août 1917, en Belgique à Hoogstade  suite à une blessure de guerre.  Sa mort survient vers la fin de la guerre qui se caractérise par la reprise de la guerre de mouvement. Son nom figure sur le monument de sa ville natale Originaire… Lire la suite »

Ministère de la défense. Mémoire des Hommes.

Le capitaine Gengembre est mort au combat « Mort pour la France » le 02 août 1917, en Belgique à Hoogstade  suite à une blessure de guerre.  Sa mort survient vers la fin de la guerre qui se caractérise par la reprise de la guerre de mouvement. Son nom figure sur le monument de sa ville natale

Originaire du Nord, né a Somain le 20 juin 1889, il effectue sa préparation militaire à Cambrai et intègre le 73ème régiment d’infanterie.

Ce témoignage, relatant les événements du 02 août 1917,  jour de la mort de Mr Gengembre, pourrait éclairer les circonstances de sa mort. 

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Monument aux morts de la ville de somain

Jeudi 2 août
« En Belgique, sous la pluie persistante, nos troupes continuent à organiser les positions conquises.
Au nord de l’Aisne, activités des deux artilleries, principalement dans le secteur Hurtebise-Craonne.
A l’ouest de Cerny, les Allemands ont attaqué à diverses reprises, mais nous les avons partout repoussés en leur faisant 30 nouveaux prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse (région d’Avocourt-cote 304), l’ennemi a attaqué en masse, mais pour n’obtenir que des gains médiocres; sur la rive droite, lutte d’artillerie sans action d’infanterie.
Les Anglais ont consolidé leur nouvelle ligne au sud du canal d’Ypres-Comines. Des contre-attaques exécutées contre leurs nouvelles positions de la Basse-Ville et du nord du canal d’Ypres-Comines, ont été repoussées. Plus au nord, vers la voie ferrée d’Ypres-Roulers, une contre-attaque allemande a été brisée. La pluie n’a cessé de tomber en abondance. Nos alliés ont exécuté un coup de main à l’est de Bongremer. Le chiffre des prisonniers qu’ils ont fait en Flandre monte à 5000.
En Macédoine, activité d’artillerie et rencontre de patrouilles dans la zone de la Strouma.
Les Russes ont esquissé une offensive en Galicie, près de Trembovla, mais ils ont reculé légèrement sur l’ensemble de leur ligne. »

 

Son rang de capitaine est reconnaissable de différentes façons, notamment par son uniforme et ses insignes:

  – jaune jonquille pour toute infanterie confondue.

Le pantalon: Les soldats adoptent un sur-pantalon de couleur bleue afin de dissimuler le pantalon garance et aussi de le protéger de l’usure.

Bandes Molletières: Entre 1880 et 1914 ce curieux dispositif avait connu une vogue extraordinaire et presque toutes les armées du monde l’avaient adoptés. En France il avait été limité aux chasseurs alpins puis étendu aux compagnies cyclistes. A la fin 1914 ce dispositif est généralisé à toute l’armée française en remplacement du guétron de cuir noirci.Fantassin avec son nouvel uniforme

La capote: . En novembre 1914 la nouvelle capote Poiret est distribuée. Elle n’a qu’une rangée de six boutons modèle 1871 ,bientôt remplacés par des boutons en aluminium, voire fer blanc ou zinc, deux poches poitrinaires et une intérieure en bas à droite pour le paquet de pansements, ainsi qu’un col pouvant être relevé par grand froid. De coupe plus simple que le modèle précédent, donc moins onéreuse, elle est aussi plus pratique et plus confortable.

En 1915 on ajoute deux poches de hanches en toile renforcée fermant par un rabat à deux boutons, ceci pour permettre d’emporter des munitions supplémentaires. De plus les problèmes d’importation et de production ayant été résolus, les teintes sont uniformes et correspondent au bleu horizon réglementaire

On en revient par la suite à la double rangée de boutons (capote croisée) car cette disposition permet de mieux protéger du froid et de l’humidité. Décidée en août 1915 cette disposition ne sera vraiment généralisée que vers l’automne 1916. les boutons sont alors en fer blanc demi-bombés frappés d’une grenade, et peints de couleur grise ou bleue clair. Les poches de poitrine sont supprimées, les poches de hanche sont renforcées. Ce modèle reste en service jusqu’à l’armistice.

La coiffe: Un nouveau modèle de coupe plus simple est finalement produit,le képi modèle 1915, avant d’être remplacé par le casque adrien , infiniment plus adapté à la guerre des tranchées.

 

Effets en cuir: L’état-major décide de remplacer la couleur noire par la couleur fauve, ce qui ne sera généralisé que vers la fin 1915. Le ceinturon modèle 1845 est quant à lui peu à peu remplacé par le modèle 1903 à deux ardillons beaucoup plus commode.

 

Les insignes distinctifs: une couleur est adoptée pour chaque arme, et utilisée notamment pour les passepoils des culottes ainsi que pour les insignes de col:

  • jaune jonquille pour toute infanterie confondue
  • rouge écarlate pour l’artillerie et les services de l’artillerie
  • noir pour le génie, la justice militaire, les tribunaux et pénitenciers
  • bleu foncé pour la cavalerie
  • blanc pour la gendarmerie
  • vert pour les services du train de l’équipement, les services automobile et les services de pharmacie ;
  • gris pour les sections des commis ouvriers d’administration et l’intendance
  • rouge garance pour les services de santé, infirmerie et vétérinaire
  • orange pour l’aéronautique et le ballon dirigeable
  • bleu horizon pour les services de chemin de fer en campagne, les services de trésorerie et postes aux armées et la télégraphie militaire.